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Village de OUZAL

 Village de Ouzal
 

  • Une région aride et abandonnée:
     

« A Ouzal, simplement, 20 % des enfants sont scolarisés alors que le taux de scolarisation atteint 80 % dans le sud du Pays. Et pourtant, la tribu des Mafas, qui peuplent la région d'Ouzal, est un peuple intelligent, qui possède de nombreuses qualités », précise Christian LE MEUR. « Mais les hommes politiques du pays les ont délaissés, privilégiant les tribus du sud ».

 
  • La situation d'Ouzal:

 

Ouzal, localité située dans le diocèse de Maroua-Mokolo, à l'extrémité nord du Cameroun au coeur des monts Mandara. Ouzal: un nom, une épreuve. L'épreuve de la misère. C'est dans ce calvaire, dans la montagne, au sein de l'ethnie Mafa que les Ursulines de Jésus et les missionnaires de Yarumal mènent des actions d'évangélisation. Ouzal, dont la partie montagneuse a servi de refuge aux populations Mafa fuyant les autres ethnies venues pour les opprimer, est aussi composée, malheureusement, de plaines très insuffisantes et mal exploitées.

 

Face à cette situation, les populations, pour leur survie, ont aménagé les montagnes à la base rocheuse en terrasses fertiles pour la culture du mil: céréale à la base de leur alimentation quotidienne. Les Mafa sont dans leur grande majorité, des personnes de religions traditionnelles: des animistes, des musulmans mais aussi des catholiques.
 

  •  La santé:

 

Dans le domaine de la santé, Ouzal possède un centre de santé co-financé par l'état, la population et la mission. Les missionnaires essayent de donner des réponses adaptées aux maladies de la région telles que la méningite, le paludisme, les maladies respiratoires et la malnutrition (voire la dénutrition).Avec la contribution du personnel médical autochtone formé par leurs soins, les missionnaires ont oeuvré pour la création de 15 PMI en plus du seul dispensaire existant jusque là.

 

Trois infirmiers qualifiés, des bénévoles et des agents communautaires travaillent au centre de santé intégré d'Ouzal. Créé en 1994, ils ont en charge 30 patients par jour en moyenne et ils pratiquent tout ce qui concerne les vaccinations, les préventions...
 

  • L'éducation:

 

Dans le domaine de l'éducation, 3 écoles primaires publiques donnent accès à la scolarisation de seulement 7% de la population infantile. La raison de ce faible pourcentage est le peu d'intérêt que les parents accordent à la scolarisation de leurs enfants. D'où la création par les missionnaires d'une garderie pour les enfants Mafas âgés de 3 à 5 ans, dont le but est de sensibiliser les parents à l'importance de l'éveil de leurs jeunes enfants.

 

Le comité a également innové en créant un centre de lecture et une bibliothéque qui offre la chanceaux enfants du primaire et du secondaire d'avoir un lieu pour faire leurs études. Surtout à la tombée de la nuit grâce au seul éclairage par système solaire dont bénéficie le centre. La paroisse d'Ouzal alloue également des bourses à des étudiants de secondaire et un internat est réservé aux élèves venant des localités lointaines, comme le saré de Tokombéré financé par le lycée Le Restmeur.

 


 

  • L'eau et l'agriculture:

 

L'eau potable reste un réel problème à Ouzal. Il pleut une fois dans l'année entre Juin et Septembre, le reste de l'année les femmes sont obligées de parcourir des kilomètres portant des cruches sur leurs têtes à la recherche de puits irrigés. Pour pallier à cette situation, les missionnaires mènent depuis 1998, une campagne de sensibilisation pour la construction de puits dans les zones les plus reculées.

 

On peut en dénombrer une centaine aujourd'hui. Les missionnaires se sont aussi axés sur l'amélioration du système agraire ancestral et traditionnel pratiqué par les Mafas, dont la production est loin de subvenir aux besoins des familles. A cet effet, le Comité pour la Promotion Humaine a envoyé des paysans en formation afin d'aquérir les techniques biologiques agricoles telles que l'utilisation des engrais chimiques et le compost naturel. Ils sont également formés à l'amélioration des greniers de conservation des récoltes, servant à prevenir des pénuries éventuelles.
 

  • Les femmes:

A Ouzal, comme dans toutes les localités de la province de l'Extrême Nord du Cameroun, les femmes sont toujours les laissées pour compte dans leur culture, mais paradoxalement, elles sont le moteur de l'économie. Forts de cette conviction, les missionnaires ont entrepris un vaste programme qui donne aux femmes l'accès à l'alphabétisation, aux recettes de cuisine, à la couture et à l'hygiène.